Christophe Gaillard

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vendredi 11 juin 2010

Arnulf Rainer | "Pierre Molinier Übermalung" | 12 juin - 31 juillet 2010

RAINER - Pierre Molinier ÜbermalungLa galerie Christophe Gaillard présente du 12 juin au 31 juillet 2010, la nouvelle exposition d’Arnulf RAINER : Pierre Molinier Übermalung.

Ce travail, en exclusivité à la galerie, est né d’une conversation entre l’artiste et Christophe Gaillard à l’issue de la première exposition que la galerie lui avait consacrée, il y a deux ans. Arnulf Rainer effectue ici à la fois un travail de photographe, en prenant soin de recadrer les œuvres de Pierre Molinier, de les flouter, de les recomposer, d’en modifier les couleurs, les perspectives, les accents. Puis, selon sa technique habituelle, les photos sont d’abord sur-dessinées puis griffées, lacérées, rayées.

Rainer rend ici un hommage brillant à Molinier comme il a déjà su si bien le faire avec Michaux, Goya ou Van Gogh. Serait-ce l’obsession commune aux deux artistes de re-sculpter, re-dessiner leurs propres corps et leurs propres visages, cet « autoportrait impossible » comme pôle majeur du travail de chacun des deux artistes, qui fait de cette série un ensemble à la fois abouti, vif et mordant ? C’est l’hypothèse première de Jean-Jacques Lebel, qui a longuement préparé un entretien avec Arnulf Rainer, et qui s’interroge sur le lien entre les ratures, biffures, lacérations de son contemporain et les attaques violentes de certains intégristes de toutes époques.

www.galerie-gaillard.com

lundi 10 mai 2010

Laurent Jaffrennou | Tectus | du 11 mai au 10 juin 2010

La galerie Christophe Gaillard présente du 11 mai au 12 juin 2010, une exposition des œuvres récentes de Laurent Jaffrennou, Tectus*.

Né en banlieue parisienne en 1972, cet artiste discret vit et travaille à Aubervilliers. Ses œuvres sont des assemblages complexes de différents papiers, le dessin s'agrémentant bien souvent de teinture, ponçage, collage, couture, superposition et pliage. Basé sur des formes simples comme le triangle des Ruches, le carré originel des boites de Pandore ou encore l'hémisphère des Serdab, l'assemblage hétéroclite obtenu symbolise la complexité des êtres, tandis que la fragilité des édifices élaborés évoque la difficile construction de soi. Sculpteur dans l’âme, Laurent Jaffrennou crée des superpositions de strates, utilise des pliages pour augmenter encore l’épaisseur de ses structures : « le pliage permet la création d’espace, la captation d’ombres et de lumières, ombre projetée, colorée, couleur d’ombre. »

Comme le souligne Jean-François Jaudon dans le texte qu’il lui consacre, « les œuvres présentent une physionomie paisible, sans violence aucune, tendant vers une monochromie blanche, comme des solitudes dressées au milieu d’un silence polaire. Mais si nous regardons l’intérieur de l’homme, ce qui le compose, nous trouvons des strates superposées, une accumulation d’expériences, pas toujours bien imbriquées, et dont l’ajustement précaire constitue un être. Tout l’être semble faire un effort pour rester simplement debout. » Les calques qu'utilise souvent Laurent Jaffrennou dans ses compositions sont comme un voile auto-protecteur qui accentue la non-immédiateté de l'œuvre.

  • tectus (latin) : caché, voilé, couvert.

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mardi 4 mai 2010

Carole Fékété | Cycle d'entretiens de la Société Française de Photographie

singe4bweb_-_copie.jpg Dans le cadre des Entretiens publics de la Société Française de la Photographie,

vous êtes cordialement invités à la prochaine rencontre le :

mercredi 5 mai 2010,

de 18h30 à 20h30, entrée gratuite, sans réservation.

à l'Université Paris I, Centre Michelet, 3 rue Michelet, 75006 Paris. (Amphithéâtre)

Carole Fékété sera invitée par Larisa Dryansky

jeudi 1 avril 2010

Carole FEKETE, ¿Qué tal?, exposition du 1er avril au 8 mai

Boîte VI, 2007, Tirage lambda, 46x60 cm













A l’occasion de la sortie du livre Ce qui reste, avec un texte de Philippe-Alain Michaud, la galerie Christophe Gaillard présente, du 1er avril au 8 mai 2010, une sélection de travaux récents de Carole Fékété, réalisés en Espagne lors de son séjour à la Casa Velasquez : ¿Qué tal?

Française née à Alger en 1970, d’une famille aux racines diverses, elle aborde à travers ses images l’idée d’origine et de transmission. Elle a reçu en 2000 le prix de la fondation HSBC pour la photographie, récompensant trois séries qui témoignent de l’attention qu’elle porte à ce qui est mineur. Son œuvre a d’ailleurs ces dernières années continué d’élaborer une vision reposant sur le temps et la minutie de l’observation.

C’est cette rigueur qu’accompagne un solide sens de la composition qui restitue la présence à la fois familière et énigmatique des Corps dans la ville, titre de l’édition 2006 du Septembre de la photographie durant laquelle la BF15 a exposé Le Singe et Les Statues. Et c’est la capacité de ce travail d’extraire du monde une singularité essentielle que Jean-Michel Ribettes, Michel Poivert et Agnès de Gouvion-St-Cyr ont déjà souligné dans leurs écrits : les photographies de Carole Fékété font apparaître la charge culturelle et anthropologique de leurs sujets. Ces derniers ne sont d’ailleurs pas moins questionnés que l’acte photographique lui-même : sans doute n’est-ce pas le moindre Pouvoir de la photographie, comme manifesté par l’exposition à laquelle elle a participé l’année dernière à Séoul.

De ses deux années passées en résidence à Madrid à la Casa Velázquez, Carole Fékété rapporte trois séries photographiques : Les Reliques, Les Pierres tombales, et Les Portes. Ce séjour aura été marqué par différents aspects de la culture espagnole : la tradition festive, les rituels et les cérémonies toujours très vivaces dans tout le pays. La représentation de la mort, la survivance des processions, et le culte des reliques véhiculent des formes et des codes qui, par-delà le folklore religieux, sont chargés d'une histoire et d'une culture à travers lesquelles l'artiste continue de poursuivre ses recherches.

Comme le souligne Philippe-Alain Michaud dans le texte qu’il lui consacre « dans le pêle-mêle anatomique des Boîtes reliquaires, cette suite de portraits dévastés sans cohérence organique, la photographie reconnaît la description de ses propres pouvoirs, qui sont aussi ceux de la relique, pouvoir de convertir les corps en choses et dans les choses que sont devenues ces corps, d’activer des effets de comparution. » La comparution pourrait être immédiate avec la présentation à la galerie d’une dizaine de boîtes reliquaires, tirées à l’échelle réelle et dont le cadre est celui de la boîte elle-même.

jeudi 25 février 2010

Joëlle Léandre, "Au fur..." - Performance du vendredi 12 février à la Galerie Christophe Gaillard

Au fur, 2010La Galerie Christophe Gaillard a présenté le vendredi 12 février une performance de la contrebassiste Joëlle Léandre intitulée "Au fur...", dans une installation sur cinq murs de Guillaume Lebelle.

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