Christophe Gaillard

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vendredi 26 novembre 2010

Exposition Chiharu Shiota - Dialogue with absence

A partir du 25 novembre 2010 et jusqu’au 8 janvier 2011, la Galerie Christophe Gaillard, présente sa deuxième exposition consacrée à Chiharu Shiota.

Depuis sa première exposition personnelle à la galerie en avril 2009, Chiharu Shiota a participé à de nombreuses expositions internationales comme la Biennale de Moscou à la demande de Jean-Hubert Martin, celle de Poznan en Pologne, à la Triennale d'Aichi et au festival international... de Setouchi.

Parmi ses futures expositions, on retiendra notamment en France une exposition personnelle à La Maison Rouge - Fondation Antoine de Galbert, de Février à Mai 2011 puis sa participation l'été prochain, à la 5ème biennale de Melle.

Alors que les installations et sculptures enserrant des objets dans des réseaux arachnéens de fils noirs ont marqué les esprits des visiteurs de la Hayward Gallery, ou de la Haunch of Venison Gallery, pour cette nouvelle exposition, Chiharu Shiota déclinera la thématique de l'individu, de son lien avec ses racines, terrestres ou génétiques, via une installation basée sur une virginale robe de mariée suspendue et transpercée de cathéters animés par un fluide rouge lui-même propulsé par une douzaine de pompes péristaltiques qui s'étendront dans tout l'espace.

En parallèle la galerie présentera la dernière vidéo de l’artiste Wall, ainsi que quelques œuvres qui préfigureront son exposition au printemps prochain à la Maison Rouge.

vendredi 1 octobre 2010

HI-HAN SONG

A l'occasion de la nuit blanche, Paris 2010, la Galerie Christophe Gaillard projettera trois vidéos d'Hélène Delprat.

Hélène Delprat -HI HAN SONG -

Pierre Molinier "Comme je voudrais être" 15 octobre - 20 novembre 2010

Comme je voudrais être

La galerie Christophe Gaillard présente du 15 octobre au 20 novembre 2010, une importante exposition consacrée à Pierre Molinier. Fruit d’un travail long de plus de dix années, ce fonds de photographies est à ce jour le plus important détenu par une galerie.

Né en 1900, Pierre Molinier est connu pour ses photographies à forte charge érotique, images ambigües de l'androgynie et du fétichisme, mises en scène de soi et du corps, quête acharnée vers cette image parfaite à laquelle il voulait tant ressembler.

Déjà lorsqu’en 1956, il expose ses peintures à la galerie d’André Breton, L’Etoile Scellée, Pierre Molinier pratique la photographie. Aussi l’exposition débutera par cette rare série inaugurale, les Filles magiques dont certaines furent reproduites dans la revue Le Surréalisme, même.

A partir des années 60, l'artiste se meut en démiurge et, dans l’exiguïté de son appartement bordelais, à partir d’autoportraits et de photographies de ses amies dont il prend soin de dé-membrer diverses parties du corps, le chaman Molinier fait naître ses créatures. Il compose, recrée. Dernière étape, photographier ce collage pour obtenir cette image «idéale». Après l’exposition de ces «matrices» chez Kamel Mennour, c’est un fantastique ensemble de tirages originaux d’époque que présentera la galerie Christophe Gaillard, au travers la sélection d’une vingtaine de photomontages parmi les plus rares.

Après sa mort (Molinier se suicide en 1976), son œuvre inspirera ou servira de référence à de nombreux artistes contemporains, tels Cindy Sherman, Luciano Castelli, Mike Kelley ou plus récemment Arnulf Rainer.

Vernissage jeudi 14 octobre 2010 de 18h à 21

vendredi 11 juin 2010

Arnulf Rainer | "Pierre Molinier Übermalung" | 12 juin - 31 juillet 2010

RAINER - Pierre Molinier ÜbermalungLa galerie Christophe Gaillard présente du 12 juin au 31 juillet 2010, la nouvelle exposition d’Arnulf RAINER : Pierre Molinier Übermalung.

Ce travail, en exclusivité à la galerie, est né d’une conversation entre l’artiste et Christophe Gaillard à l’issue de la première exposition que la galerie lui avait consacrée, il y a deux ans. Arnulf Rainer effectue ici à la fois un travail de photographe, en prenant soin de recadrer les œuvres de Pierre Molinier, de les flouter, de les recomposer, d’en modifier les couleurs, les perspectives, les accents. Puis, selon sa technique habituelle, les photos sont d’abord sur-dessinées puis griffées, lacérées, rayées.

Rainer rend ici un hommage brillant à Molinier comme il a déjà su si bien le faire avec Michaux, Goya ou Van Gogh. Serait-ce l’obsession commune aux deux artistes de re-sculpter, re-dessiner leurs propres corps et leurs propres visages, cet « autoportrait impossible » comme pôle majeur du travail de chacun des deux artistes, qui fait de cette série un ensemble à la fois abouti, vif et mordant ? C’est l’hypothèse première de Jean-Jacques Lebel, qui a longuement préparé un entretien avec Arnulf Rainer, et qui s’interroge sur le lien entre les ratures, biffures, lacérations de son contemporain et les attaques violentes de certains intégristes de toutes époques.

www.galerie-gaillard.com

lundi 10 mai 2010

Laurent Jaffrennou | Tectus | du 11 mai au 10 juin 2010

La galerie Christophe Gaillard présente du 11 mai au 12 juin 2010, une exposition des œuvres récentes de Laurent Jaffrennou, Tectus*.

Né en banlieue parisienne en 1972, cet artiste discret vit et travaille à Aubervilliers. Ses œuvres sont des assemblages complexes de différents papiers, le dessin s'agrémentant bien souvent de teinture, ponçage, collage, couture, superposition et pliage. Basé sur des formes simples comme le triangle des Ruches, le carré originel des boites de Pandore ou encore l'hémisphère des Serdab, l'assemblage hétéroclite obtenu symbolise la complexité des êtres, tandis que la fragilité des édifices élaborés évoque la difficile construction de soi. Sculpteur dans l’âme, Laurent Jaffrennou crée des superpositions de strates, utilise des pliages pour augmenter encore l’épaisseur de ses structures : « le pliage permet la création d’espace, la captation d’ombres et de lumières, ombre projetée, colorée, couleur d’ombre. »

Comme le souligne Jean-François Jaudon dans le texte qu’il lui consacre, « les œuvres présentent une physionomie paisible, sans violence aucune, tendant vers une monochromie blanche, comme des solitudes dressées au milieu d’un silence polaire. Mais si nous regardons l’intérieur de l’homme, ce qui le compose, nous trouvons des strates superposées, une accumulation d’expériences, pas toujours bien imbriquées, et dont l’ajustement précaire constitue un être. Tout l’être semble faire un effort pour rester simplement debout. » Les calques qu'utilise souvent Laurent Jaffrennou dans ses compositions sont comme un voile auto-protecteur qui accentue la non-immédiateté de l'œuvre.

  • tectus (latin) : caché, voilé, couvert.

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