Christophe Gaillard

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Expositions passées

Fil des billets - Fil des commentaires

vendredi 25 septembre 2009

Politique de l'Obscène/Obscénité du Politique, reportages de Jean-Jacques LEBEL

La galerie présentera, du 3 novembre au 2 décembre 2009, l’exposition: Politique de l'Obscène/Obscénité du Politique, reportages de Jean-Jacques LEBEL.

Depuis 1955, Jean-Jacques LEBEL expose, écrit, filme, édite, coordonne, et s’engage dans des processus collectifs. Auteur, à Venise, de L'enterrement de la Chose, considéré comme le premier happening européen, organisateur de manifestations, d’expositions ou de festivals internationaux, poète, théoricien, activiste politique, toutes les formes de sa trajectoire «d’agitateur inspiré» constituent des éléments inséparables de son travail de plasticien. Cet automne sera particulièrement prolifique en évènements, puisqu’à la sortie de diverses parutions s’ajouteront une grande exposition à la Maison Rouge, une autre à la galerie 1900-2000 et enfin le festival Polyphonix au 104.

Peinture sur photo JJLB

La galerie Christophe Gaillard quant à elle présentera un ensemble de dessins, peintures et collage sur photographies, réalisés des années 60 à nos jours. Si l’image du corps de la femme, prélevée dans une iconographie publicitaire et/ ou pornographique y est souvent présente, c’est pour mieux dénoncer le glissement de l’obscène : du privé vers le politique.

JJLB - Collage et manuscrit original de Georges Bataille

« L’obscénité viendrait plutôt de l’utilisation marchande dans la pub d’un certain porno soft dont on est abreuvé à longueur d’année. Mais je pense que la notion d’obscénité, c’est à dire d’irregardable, d’irrecevable, se trouve désormais beaucoup plus dans la politique que dans la littérature, le cinéma ou le théâtre. Dans l’ignoble baiser sur la bouche entre Brejnev et Honecker, par exemple, qui étaient dans l’illustration sanglante de la notion de pornographie. Sans dérision, sans ironie, sans recul. Ou encore Bush qui prétend parler au nom de Dieu, comme son alter ego Ben Laden. » Jean-Jacques Lebel, L’Humanité, Novembre 2001

Pierre Dmitrienko : L'assassinat du Biafrais

La Galerie accueille l’exposition l’assassinat du Biafrais de Pierre Dmitrienko, du 8 au 31 octobre 2009.

Pierre Dmitrienko a quarante-cinq ans quand il entreprend cette série de tableaux sur le Biafra. Son entreprise tranche avec l’abstraction défendue jusqu’à la fin des années 50. Œuvres chocs, ces dix toiles et les cinq gravures qui les accompagnent, réalisées sur ce thème des Biafrais, n’ont jamais été présentées ensemble jusqu’à ce jour. Or, Dmitrienko, témoin de la permanence de la barbarie dans nos sociétés contemporaines, a précisément conçu cet ensemble pour lutter contre l’oubli. Et qui mieux qu’un peintre a conscience de la fragilité de la mémoire.

Assassinat du Biafrai-1970-70HT35 bdAssassinat du Biafrais, 1970

Le détonateur de cette série est la diffusion au journal télévisé de l’exécution d’un prisonnier biafrais. Aux côtés du déchainement médiatique qui se met alors en place autour de cette guerre du Biafra, c’est à la naissance à la fois d’une prise de conscience politique (le droit d’ingérence) mais aussi des mouvements humanitaires que nous assistons. Ce thème s’inscrit parfaitement dans le volet le plus politique et à fortiori humaniste de l’œuvre de cet artiste-citoyen, témoin sensible dans des séries telles les Fusillés, les Présence … L'œuvre de Dmitrienko dont on peut dire que "l’image y est justement à la racine même de l’humanisation des sujets" renvoie à un discours ontologique de l'être, dont l’exposition sera à même d'éclairer les mécanismes.

Assassinat_du_Biafrai_1970__polyptyque_.jpgAssassinat du Biafrais, huile sur toile, 1970, 160 x 200 cm

vendredi 22 mai 2009

Thibault Hazelzet « Narcisse et Danaé »

La galerie accueille l’exposition de Thibault Hazelzet, Narcisse et Danaé du 2 juin au 27 juin 2009. Cet artiste de 34 ans, qui vit et travaille à Paris, présentera pour la première fois une douzaine de compositions photographiques reflet du travail de ces trois dernières années.

Thibault Hazelzet effectue autant un travail de peintre (sa première activité) qu’un travail de photographe au sens habituel du terme, en cherchant à composer une image, manuellement, artisanalement, dans l’atelier et dans la chambre noire de l’appareil photo. La photographie n’est alors plus considérée comme simple outil de captation du réel, mais comme outil de création, par un système de caches et de calques qu’il peint au sein même de la chambre. Le travail se fait donc en plusieurs temps : dans l’atelier, dans l’appareil photographique, puis dans le laboratoire afin d’obtenir un tirage définitif et unique de chaque image.

Ces compositions imaginaires sont élaborées en référence à des mythes fondateurs, comme par exemple, Danaé, évoquée par la pluie d’or qui la féconde, ou encore Narcisse dont les interventions peintes font écho aux Nymphéas tandis que de grandes fenêtres noires obtenues à partir de caches, deviennent miroirs du spectateur.

Catalogue d'exposition

Hazelzet_Narcisse2

Narcisse, 2008, acquisition du Fond National d'Art Contemporain, session avril 2009

jeudi 2 avril 2009

Installation de Chiharu Shiota

_3_-Unconscious_Anxiety.jpg Cette artiste japonaise de 36 ans expose pour la première fois à Paris en solo. Pour Unconscious Anxiety, Chiharu Shiota réalise une installation en exclusivité pour la galerie : une robe suspendue à l’intérieur d’un cocon arachnéen fait de fils de laine noirs qui l’isolent en perturbant les repères spatiotemporels. A ce vestige d’une vie humaine placé dans un écrin de fils ténébreux, répondent, sous le titre générique à forte tonalité philosophique State of being (existence), plusieurs boites qui sont autant d’installations miniatures emprisonnant des objets divers, faisant parfois référence à l’enfance. La galerie propose également un aperçu de son œuvre graphique avec une dizaine de dessins.

mercredi 14 janvier 2009

"Ca me regarde" par bénédicte Hébert du 27 janvier au 28 février 2009

La Galerie Christophe Gaillard est heureuse de présenter la nouvelle exposition de Bénédicte Hébert parallèlement à celle que lui consacre du 16 janvier au 27 mars 2009, le Centre d’Art Contemporain de la ville de Caen : Would you go in if you knew you might not come out? La fameuse phrase de Duchamp « C’est le regardeur qui fait le tableau » bien qu’ici détournée, s’applique parfaitement aux œuvres de Bénédicte Hébert. Le regardeur, au sens propre, est non seulement pris dans l’objectif, mais il occupe une position centrale dans la composition. L’artiste fait d’ailleurs sa mise au point tour à tour sur le tableau ou sur le visiteur. Le titre de l’exposition nous invite explicitement à un jeu de regards entre celui du spectateur que l’on devine en suspension sur les œuvres, et celui que nous jetons sur ce tandem spectateur-œuvre. L’artiste nous interpelle et nous convie à un face à face avec notre héritage pictural. Faisant écho au On n'y voit rien de Daniel Arasse qui s'intéresse, sur un ton libre et plein d'humour, au cheminement de notre pensée devant la toile, cette série peut apparaître comme un hymne à l'œuvre regardée. ca_me_regarde___6.jpg C’est par un procédé de mise en abîme que Bénédicte Hébert nous invite à redécouvrir la peinture des Maitres. Son œuvre a systématiquement pour sujet un tableau sans cadre, avec lequel dialogue un visiteur devenu protagoniste de la photo et de l’œuvre elle-même. Ici, la coiffure d’un homme répond à la queue d’un cheval appartenant à une scène de chasse, là, les motifs d’un pull rappellent le graphisme d’une toile de Lichtenstein. Nous sommes alors témoins d’une relation d’intimité qui s’instaure entre le tableau et son contemplateur. D’étranges points communs semblent nous dire qu’a lieu sous nos yeux une rencontre, une communion, ou même un moment passionnel. Les limites de l’œuvre sont volontairement brouillées comme dans les Noces de Cana qui comptent de nouveaux invités, ce qui instaure une symbiose entre le sujet peint et son environnement immédiat. Ainsi la vie autonome du tableau à travers les âges nous parvient-elle et se présente à nous dans sa plus saisissante contemporanéité.

Le catalogue d'exposition est déjà disponible à la Galerie.

Galerie Christophe Gaillard

- page 1 de 2