Christophe Gaillard

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mardi 4 mai 2010

Carole Fékété | Cycle d'entretiens de la Société Française de Photographie

singe4bweb_-_copie.jpg Dans le cadre des Entretiens publics de la Société Française de la Photographie,

vous êtes cordialement invités à la prochaine rencontre le :

mercredi 5 mai 2010,

de 18h30 à 20h30, entrée gratuite, sans réservation.

à l'Université Paris I, Centre Michelet, 3 rue Michelet, 75006 Paris. (Amphithéâtre)

Carole Fékété sera invitée par Larisa Dryansky

jeudi 1 avril 2010

Carole FEKETE, ¿Qué tal?, exposition du 1er avril au 8 mai

Boîte VI, 2007, Tirage lambda, 46x60 cm













A l’occasion de la sortie du livre Ce qui reste, avec un texte de Philippe-Alain Michaud, la galerie Christophe Gaillard présente, du 1er avril au 8 mai 2010, une sélection de travaux récents de Carole Fékété, réalisés en Espagne lors de son séjour à la Casa Velasquez : ¿Qué tal?

Française née à Alger en 1970, d’une famille aux racines diverses, elle aborde à travers ses images l’idée d’origine et de transmission. Elle a reçu en 2000 le prix de la fondation HSBC pour la photographie, récompensant trois séries qui témoignent de l’attention qu’elle porte à ce qui est mineur. Son œuvre a d’ailleurs ces dernières années continué d’élaborer une vision reposant sur le temps et la minutie de l’observation.

C’est cette rigueur qu’accompagne un solide sens de la composition qui restitue la présence à la fois familière et énigmatique des Corps dans la ville, titre de l’édition 2006 du Septembre de la photographie durant laquelle la BF15 a exposé Le Singe et Les Statues. Et c’est la capacité de ce travail d’extraire du monde une singularité essentielle que Jean-Michel Ribettes, Michel Poivert et Agnès de Gouvion-St-Cyr ont déjà souligné dans leurs écrits : les photographies de Carole Fékété font apparaître la charge culturelle et anthropologique de leurs sujets. Ces derniers ne sont d’ailleurs pas moins questionnés que l’acte photographique lui-même : sans doute n’est-ce pas le moindre Pouvoir de la photographie, comme manifesté par l’exposition à laquelle elle a participé l’année dernière à Séoul.

De ses deux années passées en résidence à Madrid à la Casa Velázquez, Carole Fékété rapporte trois séries photographiques : Les Reliques, Les Pierres tombales, et Les Portes. Ce séjour aura été marqué par différents aspects de la culture espagnole : la tradition festive, les rituels et les cérémonies toujours très vivaces dans tout le pays. La représentation de la mort, la survivance des processions, et le culte des reliques véhiculent des formes et des codes qui, par-delà le folklore religieux, sont chargés d'une histoire et d'une culture à travers lesquelles l'artiste continue de poursuivre ses recherches.

Comme le souligne Philippe-Alain Michaud dans le texte qu’il lui consacre « dans le pêle-mêle anatomique des Boîtes reliquaires, cette suite de portraits dévastés sans cohérence organique, la photographie reconnaît la description de ses propres pouvoirs, qui sont aussi ceux de la relique, pouvoir de convertir les corps en choses et dans les choses que sont devenues ces corps, d’activer des effets de comparution. » La comparution pourrait être immédiate avec la présentation à la galerie d’une dizaine de boîtes reliquaires, tirées à l’échelle réelle et dont le cadre est celui de la boîte elle-même.

jeudi 25 février 2010

Joëlle Léandre, "Au fur..." - Performance du vendredi 12 février à la Galerie Christophe Gaillard

Au fur, 2010La Galerie Christophe Gaillard a présenté le vendredi 12 février une performance de la contrebassiste Joëlle Léandre intitulée "Au fur...", dans une installation sur cinq murs de Guillaume Lebelle.

jeudi 18 février 2010

Esprit, es-tu là ?

La Galerie Christophe Gaillard présente du 16 février au 27 mars 2010 son nouvel accrochage autour du thème "Esprit es-tu là ?" L'art tout a été tout le long du XXème siècle en prise avec l'esprit ou les esprits. Avec l'essor de la psychanalyse, naissent dès la fin du XIXème, les premières tentatives d'artistes spirites (proche de l'art brut). L'ordre et la mesure commencent alors à céder du terrain face aux dérèglements de l’esprit qui mettent à jour, un foisonnement, une liberté jamais vues à ce jour.

Charles Sandison, Yes/NoPlus tard, les travaux plus contemporains d'artistes travaillant sous l'emprise de produits hallucinogènes (Henri Michaux et la Mescaline, les artistes de la Beat Génération) prolongeront cette tentation d'interroger un au-delà. Mais l'esprit ne saurait être réduit à sa seule dimension inconsciente. Une partie de l'art moderne et contemporain s'est attachée à travailler la question de la représentation ou celle de son corollaire, l’aura, l’esprit… Donner à penser comment l'art continue de témoigner d'un au-delà du visage et demeure la voie profane d'une nécessité irrépressible d'élévation. Prenant ainsi comme point de départ, l’œuvre de Rainer et la notion d’effacement propre à son travail (Portrait de Liliencron), l’exposition Esprit es-tu là? sera l’occasion de voir une vidéo de Charles Sandison (Yes /No), une toile fantomatique (Paroles) de Pierre Dmitrienko, un rare tirage d’époque de Pierre Molinier (Le chaman), une mèche de cheveux de Boltanski ou bien encore un paysage déserté de Jean Dubuffet (Matériologie). Nous présenterons aussi en exclusivité pour Artparis la plus grande sculpture de Chiharu Shiota réalisée à ce jour, une monumentale robe blanche voilée dans un cocon arachnéen de fils noirs.

Artistes exposés: Boltanski, Bournigault, Brassaï, Chaissac, Delprat, Dmitrienko, Dubuffet, Fékété, Hazelzet, Michaux, Molinier, Rainer, Sandison, Shiota, Tal Coat.

mercredi 2 décembre 2009

Guillaume Lebelle : Myriade et Focus

La galerie Christophe Gaillard est fière d’accueillir l’exposition Myriade et Focus de Guillaume Lebelle, du 12 janvier au 6 février 2010.

De toute, 2008, 189 x 165 cm, Gouache sur toile

        De toute, 2008, 189 x 165 cm, Gouache sur toile

Bien qu’éloigné des cimaises parisiennes depuis sa dernière exposition à la Galerie Jean Fournier en 2004, le travail de Guillaume Lebelle était de ceux présentés au musée Fabre (Montpellier) lors de l’hommage à Jean Fournier en 2007.

Cette situation de repli a permis à Guillaume Lebelle -ces cinq années durant- d’explorer plus librement sans doute, différentes directions sous un mode expérimental. Deux voies distinctes se sont imposées alors. D’une part de grands formats, sur une toile laissée brute et, de l’autre, des formats plus petits, plus contractés, saturés, réunissant sur une petite surface, sans doute autant de gestes que sur une œuvre plus grande.

Sans titre, 2009,133 x 152 cm, Gouache et huile sur toile

   Sans titre, 2009,133 x 152 cm, Gouache et huile sur toile

« Myriade est la merveille, un chemin, une transition qui se renouvelle sans cesse: son mode d'apparition est le continuum, l'amplification, la résonance. Focus : un point d’arrêt, un agrandissement, une prise de conscience: il agit en pleine connaissance de pause. Myriade et Focus jouent à ne jamais se répéter, ils s'ajustent l'un l'autre et créent ainsi la configuration du tableau. Pense à l’instabilité des représentations et au léger contrôle que l’on garde malgré tout sur elles dans le demi sommeil, dans cette dorme-veille qui donne des perceptions ultra-fines : le mouvement est incessant – un personnage peut devenir un lieu et réciproquement – et pourtant tu peux opérer des arrêts, tu conserves une maîtrise sur le flux. A chaque instant, tu lâches les rênes, tu les récupères, tu les laisses aller de nouveau. Fin de la hiérarchie des genres, début des métamorphoses accompagnées. »

Guillaume Lebelle et Rémi Labrusse Novembre 2009.

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